On dort dans trois secteurs à Lyon, et ils ne se ressemblent pas. La Presqu’île, la bande de terre entre Rhône et Saône, va de Bellecour aux Terreaux : tout s’y fait à pied, le métro est partout, c’est le choix par défaut. Le Vieux Lyon, sur la rive droite de la Saône, est le quartier Renaissance classé à l’UNESCO, celui des traboules et des bouchons. C’est aussi le plus fréquenté, et le plus sonore le soir autour de la rue Saint-Jean. La Croix-Rousse, ancienne colline des canuts, garde une vie de quartier et ses marchés, mais la pente est réelle : on y monte en métro C, la ligne à crémaillère, pas à pied avec des valises.
La réserve est un calendrier. La Fête des Lumières occupe quatre jours autour du 8 décembre et remplit la ville entière : la circulation est coupée dans le centre en soirée, et les ruelles du Vieux Lyon deviennent difficilement praticables. Réserver plusieurs mois à l’avance n’a rien d’excessif. Le reste de l’année, nous conseillons la Presqu’île pour un premier séjour : elle évite les escaliers et place la gare de la Part-Dieu à quelques minutes de métro. La Part-Dieu elle-même se justifie pour un aller-retour professionnel, pas pour découvrir la ville.
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