
du Tokyo Station Hotel, ouvert en 1915 dans la gare de Tokyo de Tatsuno Kingo, classée bien culturel important, rouvert en 2012 sous ses dômes restaurés et distingué d'une Clé MICHELIN en 2026.






Le bâtiment de brique rouge de la gare de Tokyo, côté Marunouchi, ouvre en 1914 sur des plans de Tatsuno Kingo ; il est classé bien culturel important depuis 2003. L'hôtel y ouvre le 2 novembre 1915, avec 58 chambres selon sa présentation sur Ikyu. Les bombardements de 1945 détruisent le toit et les dômes ; le bâtiment est rebâti sur deux niveaux en 1947 et l'hôtel rouvre en 1951. Son site japonais raconte que Matsumoto Seichō, qui y descendait souvent vers 1956, aurait trouvé l'intrigue ferroviaire de « Ten to sen » en regardant les quais depuis sa chambre.
Fermé en mars 2006 selon la JR East, l'hôtel attend la fin du chantier de conservation et de restauration lancé en 2007, qui rétablit le troisième étage et les dômes nord et sud. D'après la JR East, des aigles de 2,1 mètres d'envergure et huit des douze animaux du zodiaque ont été refaits en relief sous chaque dôme. La gare restaurée rouvre officiellement le 1er octobre 2012, selon le Japan Times, et l'hôtel le 3 octobre, dans des intérieurs du cabinet britannique Richmond International.
L'exploitant compte 150 chambres et suites. Les Classic mesurent de 23 à 47 m2. Les Dome Side, de 30 à 44 m2 au 3e étage, ont 3,9 mètres sous plafond et des fenêtres ouvertes sur les reliefs du dôme et le hall où passent les voyageurs. Les Palace View, de 40 à 55 m2, font face à l'avenue qui file vers le palais impérial, et l'Imperial Suite, de 173 à 228 m2, garde un mur de brique centenaire.
Le petit-déjeuner se prend à l'Atrium, au 4e étage, dans l'ancien comble du centre du bâtiment : plus de 400 m2 sous un plafond qui culmine à 9 mètres. D'après un communiqué de l'exploitant diffusé sur PR Times, tout le pan de toit côté voies a été vitré, avec une autorisation spéciale de l'Agence pour les affaires culturelles, et une partie du mur de brique centenaire a été laissée apparente. Réservé aux clients de l'hôtel, le buffet aligne plus de 100 plats.
Au 2e étage, le Bar Oak s'adosse aux murs de brique de 1915 et sert des whiskies du monde entier. En 2021, le Forbes Travel Guide a nommé un barman de la maison employé hôtelier de l'année, une première au Japon selon l'hôtel.
Au sous-sol, l'espace Bath & Relaxing (bain carbonaté, source chaude artificielle, bain froid, saunas) coûte 2 000 JPY de plus, et l'AN Spa propose des soins aux produits japonais. L'hôtel précise qu'il n'a pas de piscine.
L'hôtel aligne dix restaurants et bars, dont la table française Blanc Rouge, Shichi Jyu Ni Kou (kaiseki et teppanyaki), Sushi Asanogawa, le cantonais Cantonese En, Yakitori Seo et l'italien Enoteca Norio. La fiche du Guide Michelin, qui lui accorde une Clé MICHELIN en 2026, ne signale aucune table maison. Le Forbes Travel Guide le range dans la catégorie « Recommended », un cran sous les quatre étoiles qu'il a tenues neuf années de suite jusqu'en 2024, selon l'hôtel.
Le 1er octobre 2026, Ikyu et le site officiel affichaient le même prix de départ : 60 530 JPY la nuit pour deux, soit environ 340 EUR, taxes et service compris, sans petit-déjeuner, en Classic Comfort Queen de 26 m2, au tarif « Best Rate » annulable sans frais jusqu'à 15 heures la veille. D'après le calendrier du site officiel, le tarif de 60 530 JPY s'applique par exemple les 27 janvier et 1er février 2027. Le site officiel retire 10 % aux membres du programme gratuit JR Hotel Members, soit 54 478 JPY pour la même chambre.
L'hôtel ouvre toute l'année. À la nuit s'ajoutent le petit-déjeuner, 6 400 JPY par personne, et la taxe d'hébergement de Tokyo, 200 JPY par personne et par nuit, puis 3 % du prix de la nuit par personne à partir du 1er avril 2027. Sauf paiement anticipé, l'hôtel retient à l'arrivée un dépôt d'environ 1,5 fois le prix du séjour.






Les chambres du prix d'entrée sont petites : 26 m2 pour la Classic Comfort Queen, 23 m2 pour la Classic Queen, dont Ikyu précise que la salle de bains est un bloc préfabriqué, et aucune Classic n'a de vue, à cause du quai surélevé de la ligne JR Chuo. Le Forbes Travel Guide note d'ailleurs que certaines chambres standard sont petites. Le petit-déjeuner coûte 6 400 JPY par personne, les bains et saunas 2 000 JPY, et la taxe d'hébergement se paie sur place. L'hôtel n'a pas de piscine, retient à l'arrivée un dépôt d'environ 1,5 fois le séjour sauf paiement anticipé, et le Bar Oak n'ouvre que du mardi au vendredi pour l'instant. Les chambres de l'aile sud sont des chambres fumeurs, et leur vue est limitée par des immeubles commerciaux, selon l'hôtel.
Nous n'avons pas séjourné dans cet hôtel. Cette fiche est écrite à partir de sources vérifiées, dont le site de l'exploitant, et non d'un passage sur place.
Tokyo a deux aéroports internationaux. Haneda, à une quinzaine de kilomètres du centre, est relié à Hamamatsucho en 13 minutes par le monorail et à Shinagawa en 11 minutes par la ligne Keikyu depuis le terminal 3 ; les bus Airport Limousine rejoignent la gare de Tokyo en 55 minutes environ (1 200 JPY). Narita, à 50 à 60 km, est relié à la gare de Tokyo par le Narita Express en 53 minutes au plus rapide (3 140 JPY) et à Ueno par le Keisei Skyliner en 41 minutes environ (2 580 JPY).
L'hôtel est relié à la gare JR de Tokyo par la sortie Marunouchi Sud ; selon sa présentation sur Ikyu, l'entrée principale se trouve à 40 mètres au nord des portillons de cette sortie. La station Tokyo de la ligne de métro Marunouchi est à environ 3 minutes à pied. Depuis Haneda, l'hôtel compte environ 30 minutes en monorail jusqu'à Hamamatsucho puis en train JR (lignes Yamanote ou Keihin-Tohoku), ou 40 à 60 minutes en voiture. Depuis Narita, le Narita Express met environ 60 minutes, avec un départ toutes les 30 à 40 minutes, et la voiture environ 90 minutes. Sur réservation, le personnel accueille sur le quai les clients arrivant en Narita Express ou en Shinkansen.
We look for rare places.
The destination comes second.