d'un hôtel particulier du XIXe siècle agrandi en 2024 de huit chambres, où chaque pièce a été meublée par sa propriétaire
Le point mérite d'être posé d'emblée : le site de l'hôtel et plusieurs annuaires professionnels annoncent 12 chambres et suites, tandis que le Guide MICHELIN en compte 20. L'explication tient à l'extension de 2024, qui a ajouté huit chambres disposées autour de la cour arborée ainsi qu'une salle de réunion. Le site officiel ne semble pas avoir mis son décompte à jour. Nous retenons 20, sans écarter la possibilité que le chiffre de 12 corresponde encore au bâtiment historique seul.
Aucune chambre n'est identique. La chambre secrète fait 20 mètres carrés et donne sur une cour anglaise ; la suite Yndō, installée dans la dépendance, atteint 65 mètres carrés et regarde l'hôtel particulier depuis sa hauteur, avec un canapé réalisé sur mesure. Dans l'aile récente, la chambre 4 est tapissée d'un papier en paille de noyer et sa baignoire est placée derrière le lit ; la chambre 7 accueille un banc en bronze coulé de William Guillon. Dans la partie ancienne, la suite 14 dispose d'une salle de bains de marbre blanc et la chambre 24, au dernier étage, d'une charpente apparente et d'une baignoire pour deux.
Yndō est le projet d'Agnès Guiot du Doignon, autodidacte de l'architecture d'intérieur et du design, qui a conçu et meublé l'ensemble. L'établissement est classé cinq étoiles et occupe une demeure privée du XIXe siècle organisée autour d'une cour centrale, rue de l'Abbé de l'Épée. Le mobilier vient de créateurs identifiés : tête de lit signée Design et Matières dans la chambre 2, chaises enrubannées de Rebecca Fabulatrice dans les circulations.
La maison propose un restaurant et un bar, une table d'hôte avec des produits frais et locaux, un service d'étage vingt-quatre heures sur vingt-quatre, une bibliothèque, une cheminée dans le hall et des vélos mis à disposition sans supplément. La propriétaire exploite par ailleurs la Cabane Yndō au Cap-Ferret, qu'elle présente comme la treizième chambre de la maison.
L'hôtel se trouve à moins de neuf minutes à pied de la porte Dijeaux et à moins d'un quart d'heure de la rue Sainte-Catherine et du Jardin public. C'est une position de centre-ville, à l'écart des axes les plus bruyants, dans un secteur résidentiel du Bordeaux classé au patrimoine mondial. Un stationnement est disponible, sans service de voiturier.
Les tarifs relevés varient selon les canaux : 255 EUR la nuit selon un magazine hôtelier en juillet 2025, à partir de 232 EUR sur un comparateur, et 341 EUR sur la plateforme de l'office de tourisme local. La note des voyageurs est de 9,3 sur 10 pour plus de 850 avis, l'une des meilleures de Bordeaux. Le Guide MICHELIN attribue 18,6 sur 20 à l'établissement et le classe dans la catégorie design moderne et calme.
Le nombre de clés reste incertain : 12 sur le site de l'hôtel, 20 au Guide MICHELIN après l'extension de 2024. Si le nombre de chambres conditionne votre choix, il faut appeler. Les tarifs sont élevés et dispersés, de 232 à 341 EUR selon les canaux pour une entrée de gamme. L'hôtel n'a pas de spa. Enfin, la rue de l'Abbé de l'Épée est à un quart d'heure de marche de la rue Sainte-Catherine et des quais : c'est central, mais pas au pied des sites.
Nous n'avons pas séjourné dans cet hôtel. Cette fiche est écrite à partir de sources vérifiées, dont le site de l'exploitant, et non d'un passage sur place.
La porte Dijeaux est à moins de neuf minutes à pied et la place Gambetta, desservie par le tramway A, à peine plus loin. Depuis la gare de Bordeaux Saint-Jean, comptez une vingtaine de minutes en tramway C puis A. L'aéroport de Bordeaux-Mérignac est à une douzaine de kilomètres, relié par la navette 30'Direct. Un stationnement est disponible sur place, sans service de voiturier, et l'hôtel prête des vélos à ses clients.
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