
d'un studio pour deux à trois cents mètres de la plage, avec une terrasse privée fermée par un claustra de bois.
Cassia est à l'arrière du jardin, et c'est le seul des six logements dont la terrasse est vraiment fermée : un claustra de bois d'un côté, un filet de pêche tendu au-dessus, des plantes pour le reste. On y prend les repas sans croiser personne.
À l'intérieur, une chambre climatisée avec lit double, un mur de pierre qui prend une lumière chaude en fin de journée, une cuisine équipée et une salle d'eau. Trois cents mètres jusqu'au sable.
Il n'y a pas de porte entre le lit et le reste du studio. Autant le dire tout de suite. Le coin nuit est délimité par deux éléments, un claustra en bois à claire-voie et un mur en pierre apparente. Le claustra laisse passer la lumière et le son, c'est sa fonction. Il découpe le volume, il ne le ferme pas. Des rideaux orange complètent la séparation sur un côté.
Le couchage est un lit double. Une suspension en rotin éclaire la zone. Une étagère claustra en bois sert de rangement à portée de main, ce qui compense l'absence de placard visible sur les images.
La salle d'eau, elle, est une pièce à part entière. Douche à l'italienne en béton ciré, de plain-pied, sans bac ni marche, WC dans le même volume. Vasque en bois, miroir soleil, et une échelle en bois qui fait porte-serviettes. Le béton ciré est agréable pieds nus et demande d'être essuyé, sinon il garde la trace de l'eau et le calcaire se voit vite.
Pour deux personnes, cette organisation fonctionne. Pour deux personnes aux horaires décalés, beaucoup moins.


Le studio tient dans un seul volume. La cuisine, le coin salon et le couchage se partagent le même sol, seulement scandés par le claustra et le mur en pierre. C'est la donnée à intégrer avant de réserver. Celui qui se lève tôt pour le café réveille l'autre, il n'y a pas d'arrangement possible.
La cuisine est linéaire, implantée le long d'un mur et ouverte sur la pièce. Plaque à induction, micro-ondes, réfrigérateur, évier sous la fenêtre avec un plan de travail noir. De quoi préparer de vrais repas, pas seulement réchauffer. Un banc en bois coloré tient lieu de coin repas. Il sert à deux, pas à recevoir.
Le coin salon est réduit à ce qu'il doit être, un fauteuil Acapulco noir, une télévision fixée au mur, le mur en pierre en fond. Nous n'avons pas vu de canapé. Il n'y a donc ni couchage d'appoint improvisable, ni place pour s'installer à deux devant un film.
L'ensemble nous paraît cohérent pour deux personnes en séjour de vacances, qui rentrent le soir et repartent le matin. Il le serait nettement moins pour un couple qui travaille sur place tous les jours, faute d'un second point d'assise.


La terrasse prolonge le studio. Une table, des chaises, un transat, des plantes en pots, et un claustra qui protège du regard sur un côté.
L'ombre vient d'une voile d'ombrage ajourée. Le mot ajourée compte. Le tissage laisse passer une partie du soleil, il tamise plutôt qu'il n'occulte. En milieu de journée à Saint-Gilles-les-Bains, on sent la différence avec une vraie toiture. On est à l'ombre, on n'est pas au frais. Si vous supportez mal le soleil, prévoyez de décaler le déjeuner ou de vous placer contre le claustra.
C'est malgré tout l'endroit où nous nous sommes tenus le plus longtemps. La table extérieure double la surface utilisable d'un logement prévu pour deux, et c'est elle qui rend le volume intérieur acceptable.
Il n'y a pas de piscine privée ici. Les plantes sont en pots plutôt qu'en pleine terre, et l'ensemble tient de la terrasse aménagée bien plus que du jardin. C'est un extérieur à soi, pas un extérieur où l'on se promène.


C'est un studio : la chambre, le coin repas et la cuisine partagent le même volume, et le repas se prend dehors. Pour deux personnes quelques nuits, c'est juste ce qu'il faut. Pour une semaine à deux, c'est serré.
Aéroport Roland Garros à environ 40 minutes. Plage à trois cents mètres, lagon et centre de Saint-Gilles à proximité. Parking privatif sécurisé.
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La destination vient après.