
d'un hameau hôtelier du Lavancher, au-dessus de Chamonix, fait de vieux mazots savoyards démontés puis remontés planche par planche par Philippe Courtines, qui y loue depuis 2004 chalets, suites et chambres avec jacuzzi privatif.






Les Chalets de Philippe occupent le 718 route du Chapeau, au Lavancher, hameau de la commune de Chamonix situé sur le versant sud de la vallée, entre Les Praz et Argentière. L'altitude varie selon les sources : 1 300 m pour Voyager Magazine, 1 213 m pour l'agence départementale Haute-Savoie Mont-Blanc. L'exploitant présente le lieu comme « un hôtel insolite ouvert depuis 2004 » et revendique une vue à 360 degrés sur le massif du Mont-Blanc, les Drus, le Brévent, la Flégère, les Aiguilles Rouges et le col de Balme.
Le hameau est l'œuvre de Philippe Courtines, présenté par Voyager Magazine en mars 2025 comme réalisateur et producteur (la plateforme GreenGo le dit ancien journaliste). Arrivé dans la région en 1983, il a d'abord collectionné meubles et objets savoyards, puis racheté de vieux chalets et mazots voués à disparaître, démontés puis remontés au Lavancher : les Clarines et les Barattes viendraient de la vallée de Morzine et des bords du Léman, d'autres des Aravis ou de Viuz-en-Sallaz. Voyager Magazine compte neuf chalets, dont la plupart sur trois niveaux, et trois autres encore stockés à plat. Lits clos, tables de bergers, barattes, rouets et coffres de mariage meublent les intérieurs. Sur sa page d'accueil, l'exploitant écrit que plusieurs élus et la Fondation du Patrimoine demandent la protection de certains de ces chalets du XIXe siècle.
Le site n'a pas d'étoiles : il ne figure pas dans la liste des hébergements classés d'Atout France, et Voyager Magazine rapporte que son fondateur « refuse les étoiles, les panneaux de signalisation et les plateformes de réservation ». L'établissement est pourtant proposé sur Booking.com et Hotels.com. Il n'apparaît pas non plus dans la sélection actuelle du Guide MICHELIN pour Chamonix, qui l'avait décrit en 2016 comme « un hôtel exclusif » selon la revue de presse de l'exploitant.
L'hébergement fonctionne comme un hôtel : réservation à la nuit sur un moteur en ligne, réception de 8 h 30 à 23 h, lits faits à l'arrivée et ménage quotidien. Mais l'unité de base est le chalet. Le moteur propose sept chalets entiers (du Clopet, 10 m2 pour deux avec un lit ancien du XVIIe siècle de 125 cm, aux Trolles, 110 m2 avec cheminée et jacuzzi intérieur), huit suites et trois chambres, plusieurs de ces unités étant des étages d'un même chalet. Le huitième chalet, Les Grandes Jorasses (200 m2, trois suites et une chambre, jusqu'à huit adultes et deux enfants), se loue sur demande, « obligatoirement » avec le chef et le service à table, à partir de 2 800 EUR la nuit.
Presque chaque unité a un jacuzzi privatif extérieur chauffé, sur la terrasse ou dans le jardin alpin ; l'exploitant signale lui-même ceux qui ont un vis-à-vis (chambre et suite à la Vierge, suite Jorasses) et l'exception de la chambre aux Sonnailles, sans jacuzzi et avec WC sur le palier. Les hôtes ont accès à deux hammams (l'un aux tomettes et au tadelakt, l'autre décoré de quartz et d'améthystes), à un chalet sauna avec cabine infrarouge et à une salle de cinéma insonorisée : 2 h 30 de projection sont offertes à partir de deux nuits, sinon 150 EUR HT.
Depuis le printemps 2026, la table gastronomique est ARŪḌHA, le restaurant du chef Hugo Lemercier, installé auparavant à l'Auberge des Gorges de Servoz (13/20 au Gault&Millau 2026) et qui marie produits alpins, épices indiennes et fermentations. Il remplace la cuisine du chef exécutif Thomas Bigot, en poste en 2024 et 2025. Le site annonce deux menus, Élévation à 95 EUR et Apogée à 145 EUR, une table privative de 4 à 8 convives à 280 EUR par personne à partir de décembre 2026, et La Table de Philippe, repas savoyard à partager à 42 ou 65 EUR. Un chauffeur vient chercher gratuitement les clients du restaurant dans la vallée. Le petit-déjeuner coûte 24 EUR par personne, 28 EUR servi dans le chalet.
Sur le moteur de réservation de l'établissement, interrogé le 2 octobre 2026 pour deux adultes et une nuit, le tarif le plus bas est de 126 EUR, non remboursable et sans petit-déjeuner, pour la chambre aux Sonnailles (13 m2, sans jacuzzi) les nuits du 8, du 15 et du 17 décembre 2026 ; il faut 140 EUR en tarif flexible et 180 EUR avec petits-déjeuners. Le premier chalet avec jacuzzi, le Clopet, part à 170 EUR en décembre. En janvier, la même chambre passe à 144 EUR en semaine, et le samedi 16 janvier 2027 le moins cher affiché est à 351 EUR ; fin mars, on retrouve 144 EUR. La taxe de séjour, proportionnelle au prix faute de classement, est indiquée de 5,72 à 9,20 EUR pour deux par nuit. Les nuits de Noël, du 27 décembre et des vacances de février testées n'affichaient aucune disponibilité.
L'établissement et son restaurant sont ouverts toute l'année selon l'exploitant et l'agence départementale. Les domaines skiables de la Flégère et des Grands Montets doivent ouvrir le 28 novembre 2026, celui du Brévent le 12 décembre, selon l'office de tourisme de la vallée.






Le prix d'appel de 126 EUR correspond à la chambre aux Sonnailles, 13 m2, la seule sans jacuzzi et avec WC sur le palier, en tarif non remboursable sans petit-déjeuner ; pour un chalet avec jacuzzi, compter au moins 170 EUR en décembre, 225 EUR en janvier, et 351 EUR un samedi de janvier. Les nuits de Noël et des vacances de février testées étaient indisponibles. L'établissement n'a aucun classement en étoiles, n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, et les pistes se rejoignent en voiture. Plusieurs jacuzzis ont un vis-à-vis, des chambres se trouvent en haut d'escaliers de meunier, et la table du soir sert un menu unique : le moteur de réservation prévient que le chef ne propose pas de menu végan et ne s'adapte qu'au végétarisme ou à une seule allergie.
Nous n'avons pas séjourné dans cet hôtel. Cette fiche est écrite à partir de sources vérifiées, dont le site de l'exploitant, et non d'un passage sur place.
La gare SNCF la plus proche est l'arrêt des Tines, sur la ligne Saint-Gervais, Chamonix, Vallorcine, à environ 650 m à vol d'oiseau mais 2,4 km par la route d'après OpenStreetMap. La gare de Chamonix-Mont-Blanc est à 6,9 km (une dizaine de minutes en voiture) ; l'exploitant peut y organiser une navette sur réservation. L'aéroport de Genève est à 97 km par la route, environ 1 h 30 selon le calcul d'itinéraire OpenStreetMap (l'exploitant annonce environ 1 h) ; Lyon est à 230 km.
L'exploitant recommande la voiture, avec équipements hivernaux : depuis Chamonix, suivre la direction du Lavancher puis la route du Chapeau, 10 à 15 minutes. Le stationnement est disponible sur place, sans tarif publié. L'établissement n'est pas au pied des pistes : le départ de la télécabine de la Flégère, aux Praz, est à 4,1 km par la route (7 minutes environ), et Argentière, base des Grands Montets, à un peu plus de 4 km.
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